Dans un monde d'OS gratuits, Windows 10 peut-il survivre ?

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La dernière version de MacOS, Sierra, a commencé cette semaine à se diffuser auprès des possesseurs de Mac. Et comme tous les MacOS (ou OS X, son nom auparavant) depuis 2013, elle est gratuite.

Consacrons un bref instant à analyser les grandes plateformes OS. Sur terminaux mobiles, vous trouvez iOS et Android. Leurs mises à jour (lorsqu'elles sont disponibles - oui c'est à toi Android que je parle) sont gratuites. Ensuite, vous avez Windows Mobile. Son adoption aujourd'hui tient de la marge d'erreur. Ainsi, lorsque je parle de Windows dans cet article, c'est en référence à la version poste de travail.

Windows une exception, encore souvent nécessaire

Puis, il y a les arbres morts de l'industrie informatique, les vieilles tours de bureau et les ordinateurs portables autrefois adoptés universellement, mais qui aujourd'hui connaissent un niveau de chute libre jamais vu en dehors des mondes des librairies, des centres commerciaux, des journaux, des chauffeurs de taxi, des lignes terrestres, tout ce qu'Internet a touché et tué.

Les quatre principaux systèmes d'exploitation pour le poste de travail sont macOS (ex OS X), Linux, Chrome OS, et, bien sûr, Windows.

Pour ceux d'entre vous pour qui Chrome OS ne devrait pas figurer dans la liste, laissez-moi vous rappeler que les ventes de Chromebooks ont augmenté sur certains segments, en particulier l'enseignement, même si cette catégorie continue de représenter une faible part du marché global des PC ou des tablettes.

Et, oui, je sais que Chrome est basé sur Linux, tout comme Android, et comme Mac OS est basé sur Mach et BSD. A l'exception de Windows, tous les principaux systèmes d'exploitation modernes peuvent faire remonter leur filiation à une certaine forme de *NIX.

Dans un monde d'OS gratuits, Windows 10 peut-il survivre ?

Windows est désormais une exception sur un autre point. C'est le seul OS majeur pour lequel vous devez encore payer. Windows 8.1 était une gracieuse mise à jour pour Windows 8. Windows 10 a été gratuit pendant un an.

Mais désormais, si vous voulez utiliser Windows 10, vous devez le payer. Enfin, la plupart du temps. En quelque sorte. Comme toujours avec les produits Microsoft, il existe une multitude d'exceptions, de cas particuliers et de modèles tarifaires.

D'abord, bien sûr, si vous achetez un nouveau PC, celui-ci est généralement livré avec une copie de Windows. Ainsi, pour approximativement le prix d'un Chromebook d'entrée de gamme, vous pouvez obtenir un ordinateur portable ou de bureau Windows, avec une licence Windows 10 sans frais

Avec le temps, les PC Windows existants seront probablement remplacés. Lorsqu'ils seront remplacés, et en supposant que ce n'est pas par une tablette, un Chromebook, un Mac ou même un Raspberry Pi, ils embarqueront Windows 10. C'est probablement ainsi que la plupart des nouvelles licences Windows s'écouleront dans le monde.

Il y a aussi tous les contrats de licence entreprise. Toutes ces organisations - en supposant encore qu'elles n'aient pas trouvé une solution Cloud meilleure et moins chère - achèteront Windows 10 (sauf pour les irréductibles qui refusent d'acheter autre chose que Windows 7). Pour juger du pouvoir persistant de Windows, l'entreprise est un canal clé.

Une base d'utilisateurs qui se réduit "lentement"

Beaucoup d'indicateurs sur les ventes de PC et de Windows sont basés uniquement sur les chiffres de vente au détail. Mais le monde de l'entreprise achète un très grand nombre d'ordinateurs en dehors de ces canaux, un fait à garder à l'esprit quand on regarde l'ensemble du marché.

Nous sommes tous à peu près d'accord sur la résistance de Windows. Toutefois, voici ce que notre devin Windows, Ed Bott, me répond lorsque je l'interroge sur le nombre d'utilisateurs : "Compte tenu de la stagnation ou de la baisse des ventes de PC ces dernières années et que ceux-ci sont proches du taux de renouvellement, il est possible que la très large base installée Windows se réduise lentement."

Le mot clé ici n'est pas "se réduise", c'est "lentement". Des millions d'utilisateurs ont une bonne raison de rester sur Windows. Beaucoup d'entre eux continueront de l'utiliser car la courbe d'apprentissage d'un autre OS est trop importante, ou ne se justifie simplement pas. D'autres resteront car Chromebooks, tablettes et autres machines de type appliance ne disposent pas d'assez de puissance ou de souplesse.

D'autres continueront d'utiliser Windows car des applications importantes, efficaces et bien ancrées ne tournent que sur Windows. J'exécute Windows dans Parallels sur mon iMac spécifiquement car des applications (comme Autodesk Inventor) ne fonctionnent que sous Windows.

Certains ont besoin des deux. J'ai adopté l'iMac parce que pour mon travail j'ai besoin d'applications compatibles uniquement Mac, et d'autres compatibles seulement Windows. J'avais auparavant deux machines sous KVM, mais avec suffisamment de RAM, du stockage flash rapide et un bon moteur de virtualisation, il est très pratique d'exécuter les deux OS sur une même machine.

Au-delà des exigences applicatives, des accords de licence en volume et même des courbes d'apprentissage, un auteur facteur contribuera à alimenter Windows en utilisateurs : Windows est un ami.

Windows n'est pas en train de mourir

Pour nombre d'entre nous, Windows nous accompagne depuis des décennies. Comme nos amis les plus proches, nous avons appris à connaître ses bizarreries, ses désagréments et ses comportements incertains. Nous savons comment l'utiliser, l'installer, le bricoler, le personnaliser, le réparer, et le pousser jusqu'à ses limites et au-delà.

Tant qu'il existera du matériel pour le faire tourner et que Microsoft le maintiendra à jour et sécurisé, nous continuerons de l'utiliser. Après tout, une centaine de dollars en gros pour quelques années, c'est un petit prix à payer pour conserver une relation avec un ami sûr et loyal.

Personnellement, le simple fait d'alterner entre macOS, Chrome OS, Linux et Windows pour du travail de bureau ne signifie pas qu'un d'entre eux ait ma préférence. Je choisis l'OS qui répond le mieux à mes besoins, et vous devriez en faire autant. Ne croyez pas ses détracteurs. Windows n'est pas en train de mourir. Il n'est simplement plus la seule option.

Comme un vieil ami qui n'est plus le quarterback vedette, Windows 10 est un peu plus humble, et aussi plus raisonnable. Microsoft écoute ses utilisateurs, concevant des solutions multiplateformes et travaillant dur pour développer de meilleurs produits. J'aime l'orientation prise par Microsoft avec Windows. Si le business du PC est cassé, il y aura toujours de la place pour Windows sur nos ordinateurs et dans nos cœurs.

Cet article est une traduction et une adaptation d'une publication de ZDNet.com : In a world of free operating systems, can Windows 10 survive ?